Étude d’impact des peintures réfléchissantes mises en œuvre en toiture de bâtiments tertiaires

L’article 45 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables prévoit l’obligation pour le Gouvernement de remettre au Parlement un rapport relatif à l’opportunité de couvrir les toitures des bâtiments non résidentiels d’un revêtement réfléchissant. La publication de ce rapport s’inscrit également dans le cadre de la mesure 9 du plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) qui vise à mener des évaluations multi-critères sur certaines technologies favorables au confort estival dans les bâtiments et notamment sur l’utilisation de revêtements réflectifs sur toiture afin de mieux appréhender leur pertinence technique, économique et environnementale.

La DHUP a donc missionné le Centre Technique et Scientifique du Bâtiment (CSTB) afin d’évaluer l’intérêt de couvrir les toitures de l’ensemble des bâtiments non résidentiels (neufs et existants) d’un revêtement réfléchissant sur la base d’une analyse technico-économique.

De manière générale, pour les bâtiments existants dont le niveau d’isolation des toitures est faible voire inexistant, il ressort de cette étude que la mise en œuvre d’une isolation thermique sera beaucoup plus efficace du point de vue énergétique que l’application d’une peinture réfléchissante. De plus, l’analyse économique montre que sur des bâtiments présentant des caractéristiques moyennes, les coûts dépassent largement les gains potentiels. La généralisation de l’application de ces peintures en toiture sur les bâtiments tertiaires ne semble donc pas être une solution efficace pour adapter les bâtiments dans un contexte de réchauffement climatique, d’autant plus que ces peintures contiennent en quantité plus ou moins importante des éléments chimiques (microplastique, pigments) susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement et la santé.

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